Comment prendre les bonnes décisions

L’art de prendre les bonnes décisions et de ne pas les regretter

Plus nous avons de responsabilité, plus nous devons prendre de décisions, et plus celles-ci ont des répercussions importantes sur soi-même et les autres. Que ces répercussions soient positives ou négatives. L’objectif de tout manager est donc de prendre la meilleure décision possible.

Mais comment prendre la bonne décision ?

Comment faire un choix lorsque l’on n’a pas tous les éléments à sa disposition ? Comment s’assurer que ce soit le meilleur choix possible ? Et comment ne pas le regretter derrière ?

La prise de décision est associée, dans l’esprit collectif, aux regrets et à la peur de mal choisir.
Un manager doit être capable de trancher et de prendre une décision. Mais pourtant, certains préfèrent enterrer les problématiques sous le tapis par peur de mal choisir, plutôt que de décider.

 

La politique de l’autruche et les pros du statut quo

Durant ma carrière, j’ai eu la chance de travailler pour et avec de nombreuses entreprises, dans des secteurs très variés : industrie, sociétés de services, banques, santé, administration publique …
Une chose m’a littéralement frappé : le processus de prise de décision en entreprise !

Il y a ceux qui ont besoin d’avoir toutes sortes de statistiques en main afin de se rassurer et de pouvoir prendre une décision qui a finalement peu d’impact sur les clients finaux.

La durée pour la décision peut parfois se compter en semaines !

Il y a les bornés qui ont leur idée en tête, n’en démordent pas et n’écoutent rien ni personne. Pas sûr que l’on prenne la meilleure décision de cette manière.

Puis il y a les spécialistes du statu quo, qui ne sont ni pour ni contre. Ceux-là sont pernicieux : ils sont capables de te faire perdre un temps monstrueux en réunions, pour éplucher chiffres, propositions, contre-propositions, tout ça pour annoncer au final qu’ils ne feront aucun choix.

Et enfin, il y a les autruches. Ceux-là m’amusent particulièrement : face à un problème, il est nécessaire de prendre une décision pour avancer.

Mais ils ont une tactique bien à eux : mettre le problème sous le tapis. Plus besoin de prendre de décisions dans ce cas.

Mais bon voilà, est-ce bien judicieux ? Je ne pense pas. Selon moi, le problème resurgira quelques semaines ou mois plus tard, puissance 1 000.

 

 

Pourquoi ça ne marche pas ?

Ne pas choisir est un choix possible (mais pas souhaitable). A court-terme, on peut se féliciter d’avoir su maîtriser la problématique sans devoir changer toute l’organisation de la société. Mais le problème n’a pas été résolu. Il a seulement été déterré. Et tel les os de dinosaures, il fera à nouveau surface un jour. Sauf qu’il sera décuplé.

Ne pas choisir, c’est désastreux sur le long terme.

Gare à l’effet boomerang, qui te renvoie le problème dans la tronche !

La divination dans les chiffres ne permet que rarement de trouver la bonne décision à prendre.

Et pourtant, c’est la solution préconisée par bon nombre d’entreprises. On sort des statistiques dans tous les sens, on fait parler les chiffres, on les tourne de la manière qui nous arrange. C’est selon moi une méthode totalement biaisée pour prendre une décision, qui apporte rarement de bons résultats.

Enfin, la méthode de l’âne, borné à l’extrême, fonctionne tout aussi mal. La figure du super-héros, ça marche très bien dans les comics, mais une entreprise ce n’est pas Marvel Studios. Un seul collaborateur ne peut pas prendre les décisions seul sans écouter les propositions des autres. Le sur-homme qui sait tout mieux que tout le monde, c’est un mythe qu’il faut combattre !

 

L’art de prendre les bonnes décisions et de ne pas les regretter

1 ) Prendre une décision, c’est agir

Prendre une décision, c’est agir. Et agir, c’est ne pas subir.

L’acte de décider permet de rester dans la proactivité. Peu importe si la décision est la meilleure possible. Ce qui importe c’est qu’elle a été prise, et qu’elle a été prise rapidement.

Cela empêche les problématiques de s’accentuer, de corriger le tir rapidement, et de toujours devancer la concurrence.

 

2 ) Se tromper, c’est apprendre

Tu connais le mot d’ordre dans les startups ? Échoue vite, pour avoir du succès plus tard.
Je te conseille exactement la même chose pour les décisions.

Vouloir à tout prix prendre la meilleure décision possible peut te bloquer dans ta prise de décision. La peur de mal faire, sans doute.
Le meilleure moyen que j’ai pu trouver pour contrer cette peur, c’est de prendre une décision rapidement.

On se trompe parfois, mais on apprend toujours de ses erreurs.

Savais-tu qu’un bébé tombe en moyenne 2 000 fois avant de marcher sur ses 2 jambes. Il ne renonce pas pour autant, il apprend et essaie à nouveau.

 

3 ) Se tromper, c’est le début de la créativité

Qu’est-ce qui se passe quand on se trompe ? On doit trouver une manière de mieux faire. C’est la porte ouverte à la créativité et aux solutions innovantes.

On approfondis la problématique et on se rend compte qu’il existe plus de solutions que l’on pensait au départ.

Prendre une mauvaise décision, se tromper, ça permet également d’affûter son regard quant aux problématiques. A force, on cherche des solutions toujours plus créatives. Car oui, la première solution à laquelle on pense n’est pas forcément la meilleure.

La créativité permet de sortir des sentiers battus de la prise de décision, et permet souvent d’aborder les problématiques avec un œil nouveau.

 

4 ) Ne jamais regretter ses décisions

Je ne comprends pas pourquoi tant de gens regrettent des décisions passées.

« Si j’avais fait ceci, alors cela se serait produit ».

Oui mais tu ne l’as pas fait. Et jusqu’à preuve du contraire, le voyage dans le temps n’existe pas. On ne peut pas corriger le passé.

Regretter les décisions prises, c’est se bloquer dans le passé, et bloquer ses futures décisions. Tu peux regretter tes choix autant que tu veux, tu: n’y changeras absolument rien.

Tu n’as pas pris la meilleure décision ? Soit, tu feras mieux la prochaine fois. Avance et ne regarde pas en arrière.

 

 

5 ) Décider, c’est regarder vers l’avenir

Lorsqu’on prend une décision, on se projette dans l’avenir. On cherche à améliorer la situation, à régler les problèmes. L’important c’est de prendre une décision. Avec le temps, tu affines ton processus de prise de décision, et tu prends de plus en plus des judicieuses.

 

6 ) Se concentrer sur les résultats

Si prendre une décision te fait peur et te paraît difficile, pense alors en termes de résultats. Quels résultats positifs ce choix va t-il apporter à toi, à tes équipes, à ton entreprise ?

On évite ainsi de se poser des questions « et si », on évite de se centrer sur soi et sur ses blocages intérieurs. On met toute notre énergie à visualiser les changements intéressants que la prise de décision apportera.

L’aborder de cette manière peut justement faire sauter tes blocages. C’est également un bon outil pour connaître l’impact d’une décision.

 

7 ) Composer avec ce que l’on a

Le mieux est l’ennemi du bien.
Tu le sais. Alors pourquoi t’obstines-tu à avoir un rapport de 80 pages en 3 exemplaires, bourrés de statistiques, pour décider de la couleur d’un bouton sur ton site internet ?

Déjà, les chiffres, on leur fait dire ce que l’on veut.

Mais le véritable souci ici, c’est que plus on dispose de données, plus il est difficile de choisir. On croule sous les chiffres, les données contradictoires, et les bonnes décisions sont noyées au milieu de centaines de possibilités.

Quel en est l’intérêt ?

Il faut se limiter à quelques indicateurs (KPI) probant, pour décider.

 

8 ) Décider, c’est s’amuser

Enfin, beaucoup de managers voient dans l’acte de décider un acte compliqué, qui impacte leur responsabilité et les engage personnellement. Du coup, prendre une décision devient synonyme de sueurs froides.

Bien sûr que décider impacte ta responsabilité. Bien sûr que tu t’engages lorsque tu fais un choix. Mais c’est le rôle du manager !

Et un manager qui ne sait pas décider ne devrait pas être à ce poste !

Relâche la pression, prends ça comme un jeu de rôle, où tu décides si ton personnage mage va traverser la forêt hanté ou les marais hurlants.
Lâche un peu du lest, et amuse toi dans ta prise de décision.

 

 

Prendre une décision, c’est la base du management, c’est la base des responsabilités.

Parfois on vise juste, parfois on se trompe. Mais on apprend toujours de ses erreurs. On développe son leadership. on apprend à composer avec ce que l’on a, et on prend des décisions de plus en plus vite, et de plus en plus bonnes.

Finalement, décider c’est exercer sa liberté d’entreprendre, d’agir, d’innover. Un manager ou une entreprise qui ne prend pas de décision, c’est la voie assurée vers la clé sous la porte.

As-tu du mal à prendre des décisions dans ton travail ? Qu’est-ce qui te bloque et t’empêche de le faire ? Qu’as-tu mis en oeuvre afin de vaincre ces blocages ?

2 Réponses

  1. lucette smits dit :

    Très bonne analyse, notre vie ressemble à une entreprise. Elle est bien gérée ou pas…

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