être un mauvais manager

32 conseils pour être un mauvais manager

Les 32 caractéristiques du mauvais manager

Si tu as pour ambition de devenir patron, manager, calife à la place du calife, tu as déjà dû réfléchir aux qualités nécessaires pour prétendre à ce poste.

 

Tu es sournois, calculateur et perfide mais il te manque encore quelques astuces pour saboter la productivité et la cohésion de tes équipes, et obtenir le record du taux de turnover dans la boîte.

Tu as frappé à la bonne porte !

Avec ce guide, tu vas apprendre à ne pas te faire respecter par tes pairs, à faire fuir les talents, et à aller droit dans le mur.

 

32 conseils pour les aspirants mauvais managers

 

1- Ne pas communiquer

Si des informations importantes sont nécessaires pour mener à bien un projet, surtout ne pas les communiquer, ou les communiquer partiellement.

Ton collaborateur galérera pour avoir les tenants et aboutissants, ne respectera pas ses délais et tu auras la satisfaction d’avoir saboté le travail d’autrui comme un boss !

 

2 – Ne jamais laisser sa porte ouverte

Tel Saroumane dans sa tour d’ivoire, tu t’enfermes à double tour dans ton bureau.

L’objectif est clair : tes collaborateurs n’ont pas à se plaindre ou à palabrer, ils sont là pour trimer et réaliser ce que tu leur a demandé.

 

3 – Être le plus opaque possible

La transparence, très peu pour toi.

Un exécutant n’a pas besoin de connaître la vision de l’entreprise pour faire ce qu’il a à faire.

Il n’a pas besoin non plus de savoir pourquoi il doit faire ce travail : il le fait, c’est tout.

4- Ne pas prendre en compte les remarques de ses équipes

Ils ne sont pas là pour refaire l’entreprise ou recevoir un massage, mais pour exécuter.

Il faut tuer les remarques dans l’oeuf et faire des meneurs des exemples pour étouffer la rébellion avant qu’elle n’éclate.

 

5- Indiquer aux collaborateurs ce qu’ils doivent faire

C’est le manager qui pense, le salarié lui exécute.

Il a beau être expert, ce n’est qu’un titre ronronnant, seul le manager sait ce qu’il faut faire de mieux.

Leur rappeler si nécessaire que le manager est un être tout-puissant, mais surtout omniscient.

 

6- Encourager la compétition entre collaborateurs

Quoi de mieux que 2 personnes s’affrontant pour l’obtention d’un poste, d’une prime, des faveurs du boss (toi) ?

Pense bien à attiser régulièrement la compétition en agitant la carotte et dans moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, tes équipes n’auront même plus besoin de toi pour saboter leur travail.

 

7- Hausser la voix et s’emporter facilement

Pour asseoir son leadership incontesté, il faut s’exprimer en braillant le plus fort possible, et choisir du vocabulaire compréhensible par une classe de CE1.

Le patron, c’est celui qui gueule!

 

8- Être incohérent et irrégulier dans ses prises de décisions

Face à une situation régulière, maîtrise l’art du soufflet : Souffles un coup chaud, un coup froid, ne prend jamais la même décision.

C’est primordial de montrer à tes équipes à quel point tu peux être innovant et créatif dans la prise de décision.

 

9- Manipuler les chiffres pour bien se faire voir

Les résultats de tes équipes ne sont pas exceptionnels : après tout ce sont tous des incompétents, si seulement tu avais assez de temps pour faire le boulot à leur place…

Surtout, ne montre pas ces chiffres à ta Direction, tu risquerais de te faire mal voir et de te voir refuser cette promotion que tu attends tant.

Cache les problèmes sous le tapis, enfouis-les bien profond, et tout le monde n’y verra que du feu.

 

10- Accuser quelqu’un lorsque quelque chose ne fonctionne pas

Un projet s’est mal déroulé ? Un client beugle qu’il va s’en aller parce que le service est exécrable ?

A tout problème sa solution : accuse quelqu’un d’être le fautif, et vire-le ou rétrograde-le sans attendre.

C’est extrêmement efficace et ça contribue à la bonne ambiance du groupe!

 

11- Contrôler les moindres faits et gestes de ses troupes

Tel un général en pleine bataille, tu as besoin de savoir avec une précision extrême qui fait quoi à quel instant avec qui.

Et comme tes troupes exécutent bêtement tes ordres, ne leur fais jamais confiance, et vérifie absolument tout ce qu’elles font.

ça te donnera en plus une bonne excuse pour ne pas assister aux réunions d’équipe, vu que tu n’auras pas de temps à accorder à ces broutilles.

 

12- Fixer des échéances impossibles à tenir

Quel est le meilleur moyen de démotiver des salariés et de leur faire frôler le burn out ?

En fixant des échéances impossible à tenir :

« 3 semaines de travail à réaliser en 3 jours ? Pas de problème boss, mon équipe est dessus! »

Bien sûr, ils seront incapables de tenir les délais.

Dans ce cas, bien penser à faire culpabiliser tous les membres de l’équipe, puis se reporter au conseil n°10 pour chercher le fautif.

 

13- Ne jamais dire merci

Reconnaître le travail de ses collaborateurs ?

Pourquoi faire ?

Ils ne font que ce qu’ils sont censés faire, il n’y a aucun intérêt à reconnaître leurs compétences ou la qualité de leur travail, c’est du temps et de l’énergie de perdu.

 

14- Promouvoir les imbéciles et les incompétents

Pour entretenir l’inefficacité de son équipe, il suffit de s’entourer d’imbéciles heureux et d’incompétents, et de les promouvoir, de sorte à ce qu’ils soient toujours aussi bêtes et incompétents, mais avec plus de pouvoir de nuisance.

C’est radical, on ne fait pas mieux pour faire fuir les talents de la société !

Le principe de dilbert : les employés les plus incompétents sont systématiquement promus au poste d'encadrement

Le principe de Dilbert : applique le à la lettre

 

15- Exiger du collaborateur une flexibilité à sens unique

Le code du travail, très peu pour toi : le salarié est à la disposition de son entreprise, nuit et jour.

Tu l’appelles ? Il doit rappliquer dard-dard, la queue entre les jambes !

La flexibilité, ça a du bon mais uniquement dans ce sens-là.

Si un collaborateur te demande un jour de finir 5 minutes plus tôt, fais-lui clairement comprendre que c’est un non catégorique, et rappelle-lui qu’il a déjà de la chance d’avoir un job et d’être payé.

 

16- Changer les priorités au dernier moment

Pour vérifier l’adaptabilité et la résistance à la pression de son équipe, il suffit de changer les priorités au dernier moment, comme ça, sur un coup de tête.

Tu n’as plus qu’à noter les noms des incompétents incapables de réaliser ce que tu leur demandes.

 

17- Annuler les congés à la dernière minute

Partir en vacances, se décompresser et déconnecter de son travail ?

Mais quelle idée ! C’est de la perte de temps et d’argent pour l’entreprise.

N’oublie pas d’annuler un ou deux jours de congés pour que tes collaborateurs n’oublient pas ce que c’est que le travail, le vrai.

 

18- Faire des blagues sexistes ou bien lourdes à longueur de journée

Insiste-bien sur ton côté lourdingue, balance des vannes à tour de bras, de préférence bien sexiste ou graveleuse.

Mets mal à l’aise tes collaborateurs, et vanne les sur leurs défauts physiques, ça développera leur sens de l’humour.

 

19- S’attribuer tous les lauriers pour le travail de ses équipes

Ton équipe, contre toute attente, a réalisé un travail de qualité ? Surtout, prends tous les mérites, et vante ton management humain et pragmatique.

Profites-en pour te faire mousser auprès du grand patron, ça te sera peut-être utile.

 

20- Avoir une tendance au favoritisme

Choisis bien tes favoris et tes têtes de turcs, cela développera une ambiance de méfiance, de frustration et de jalousie au sein de l’équipe.

Fais bien attention à faire comprendre que tout peut basculer du jour au lendemain, histoire que le favori ne prenne pas trop la confiance.

 

21- Considérer que le manager a toujours, TOUJOURS, raison

C’est simple, le manager est omniscient, et sait tout mieux que tout le monde.

Si un simple d’esprit se met toutefois en tête de remettre en question ta supériorité légitime, ne lésine pas sur les moyens et remets-le là où est sa place : aux oubliettes.

22 – Ne pas définir clairement des objectifs ou des tâches à réaliser

Garde tes collaborateurs dans le flou sur les objectifs ou les tâches à réaliser.

Ils n’ont pas besoin de savoir pourquoi ils font ce travail tant qu’ils le font.

Au besoin, motive les au martinet, cette technique a déjà fait ses preuves dans l’histoire.

 

23- Ne jamais laisser la place à l’erreur

Un de tes collaborateurs a fait une erreur, et a envoyé un mail au mauvais destinataire ?

Ne laisse pas la médiocrité envahir tes équipes, et punis-le comme il se doit : 2 doigts en moins devrait faire l’affaire.

Il s’appliquera plus la prochaine fois.

 

24- Se focaliser sur les chiffres

Pour piloter une équipe, il faut faire abstraction des relations humaines, et piloter à vue, les yeux rivés sur un tableau de bord Excel.

Peu importe les remontées de l’équipe, c’est mathématique, les chiffres ont TOUJOURS raison!

 

25- Organiser des réunions à des heures impossibles

C’est une tradition que tu souhaites faire perpétuer, les réunions de brainstorming doivent se tenir entre 12h et 14h.

Toute l’équipe est bien sûr conviée pour t’écouter parler pendant 2h.

Le soir après 18h ? L’heure parfaite pour les réunions d’équipe impromptues.

 

26- Mettre une pression monstre à ses équipes

Les gens travaillent mieux sous pression, c’est un scientifique, c’est comme un citron : Il faut le presser le plus fort possible pour en obtenir le plus de jus possible.

Cela permet d’entretenir un bon niveau de stress dans l’équipe, et d’arriver à ton quota annuel de burnout de l’équipe rapidement.

 

27- Ne rien gérer et attendre des collaborateurs qu’ils fassent le sale boulot à sa place

Déléguer sera ton nouveau leitmotiv.

Mais attention, il faudra déléguer de manière innovante : Tes collaborateurs devront deviner ce que tu es censé faire, le faire à ta place et le faire bien !

Si le travail est mal fait ou non rendu dans les temps, reportes-toi au conseil n°10 pour trouver un coupable.

 

28- Donner l’air de ne jamais être disponible

Répètes bien à qui veut l’entendre dans les couloirs de ta voix tonitruante que tu n’as pas le temps, que tu es débordé.

Ce qui est le cas, puisque tu as une équipe de bras cassé et que tu es obligé de vérifier tout ce qu’ils font.

 

29- Ne jamais arriver à l’heure aux réunions

Arrive systématiquement en retard aux réunions d’équipe, tu mobiliseras comme ça tous tes collaborateurs à ne rien faire, et pourra par la suite les faire culpabiliser et leur mettre une double ration de pression pour tenir leurs objectifs intenables.

Surtout, ne t’avise même pas de t’excuser, il s’agit de leur faute, ils auraient dû anticiper ton retard.

 

30 – Descendre un collaborateur devant un autre

Quoi de mieux pour améliorer l’ambiance de l’équipe que de descendre en flèche un collaborateur devant un autre ?

Afin d’ajouter encore à l’ambiance, demande au second  de blinder le dossier que tu as contre le premier.

 

31- Ne pas accorder de formations à ses équipes

Se former ? Pourquoi faire ?

La formation, c’est valider le fait que l’on n’est pas performant.

Ton équipe n’a pas besoin de ça, puisque c’est TON équipe, elle est donc indubitablement performante.

Et puis, elles t’ont toi, tu réaliseras les choses à leur place si besoin, puisque tu sais tout faire.

 

32 – Ne jamais dire bonjour

On ne mélange pas les torchons et les serviettes !

Enfin, si l’on te dit timidement bonjour ou au revoir malgré l’application de tous ces points, ne réponds pas, ta réputation est en jeu.

Il ne faudrait quand même pas qu’on te prenne pour un gentil essayant de jouer au mauvais manager.

Non, toi , tu es un bad boy, un vrai !

 

 

Si tu t’es reconnu dans certains points, il va falloir travailler d’urgence à les corriger!

En tant que manager, analyse ton comportement, tes actions, et remets-toi souvent en question.

Et surtout, si tu détectes des similitudes avec ces points, fais exactement le contraire, tes équipes t’en remercieront !

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