comment lâcher prise au travail

5 astuces pour lâcher du lest (et travailler tout en étant moins stressé)

Le stress est omniprésent dans notre vie professionnelle, et rythme nos journées de travail (à mon grand regret).

Qu’il s’agisse d’un client mécontent en ligne, d’une échéance qui ne sera pas respectée, d’un manager qui nous met la pression pour atteindre nos objectifs cette année, d’une mauvaise ambiance au travail, d’une compétition malsaine entre rivaux, d’une pression que nous nous mettons nous-mêmes, une chose est sûre :

Le stress est mauvais à court et long terme : travailler dans un environnement pressurisé est contre-productif pour tout le monde, le collaborateur et l’entreprise.

C’est un fait, le stress impacte négativement la performance des entreprises et des collaborateurs, et est le véritable fléau du monde professionnel du 21ème siècle que nous devrions combattre au quotidien !

Mais pas de panique !

Heureusement, il existe quelques astuces à mettre en œuvre pour relâcher la pression, et travailler en mode serein et détendu.

 

Les 5 astuces pour relâcher la pression

Il existe bien sûr tout un tas de méthodes, plus ou moins efficaces, pour se déstresser.

En fait, je dirais même qu’il existe autant de méthodes que d’êtres humains sur Terre !

Je ne vais pas te livrer une méthode miracle, mais 5 points d’attention sur lesquels tu dois veiller afin de ne pas être stressé, péter une durite et finir en burnout.

 

1) Lever le nez du guidon

Lorsqu’on est soumis à une pression, que l’échéance d’un travail se rapproche fortement alors que l’on est en retard, on a tendance à mettre le nez dans le guidon, et à travailler, travailler, travailler, sans relâche, jusqu’à ce que notre corps s’épuise, afin de tenir la date d’échéance.

On a tous comme souvenir l’époque où l’on était étudiant :

Des partiels à réviser, des comptes rendus de travaux pratiques à faire, des exposés à réaliser, etc…

Et comment s’y prenait-on pour tenir les échéances ?

Avec la bonne vieille méthode : au dernier moment, en se mettant grave la pression.

Autant dire qu’en matière d’efficacité et de stress, on peut mieux faire !

Même si tu traites une urgence, même si tu dois absolument rendre un document avant ce soir dernière échéance, même si tu travailles sur un projet ultra prioritaire pour un client VIP, il est nécessaire de faire des pauses régulièrement pour t’aérer l’esprit, souffler un peu, te rafraîchir.

Profites-en pour prendre l’air, prendre un café, aller te dégourdir les jambes pendant 5 minutes, et tu verras qu’à ton retour tu seras frais comme un gardon, bien plus disposé à te remettre dans ton travail.

Sans compter que tu auras un regain d’efficacité et que cette pause de quelques minutes t’aura peut-être permis de trouver la solution à la problématique sur laquelle tu planchais depuis une heure.

Savoir lever le nez du guidon et prendre des pauses de temps à autre, c’est l’assurance de penser à autre chose que ce travail qui te met la pression : déstressage et lâchage de lest garanti !

 

2) Se fixer des limites

Lorsqu’on est sur un gros travail, urgent, prioritaire, où que l’on a envie de finir ce que l’on a commencé, on a tous tendance à faire des heures supplémentaires, à travailler le soir, jusqu’à tard dans la nuit pour certains.

Mais c’est une erreur !

Pourcentage de personnes vivant un stress quotidien intense

 

Déjà parce qu’en ne se fixant pas de limites, on va avoir tendance à travailler, travailler, travailler, remettre le nez dans le guidon, ne pas regarder ni compter les heures, ce qui va mettre en danger l’équilibre vie personnelle / vie professionnelle.

Ensuite parce qu’il y a toujours quelque chose à faire, on n’a jamais fini, on peut toujours mieux faire, on peut toujours améliorer les choses.

Je le vois bien avec mon travail de chef de projet ou encore ce blog  je peux t’assurer sans problème que je peux trouver de quoi m’occuper 24 heures sur 24 : il y aura toujours quelque chose à faire !

On pourrait doubler les heures dans une journée que ce serait pareil.

Enfin, comme le mentionne Chris Dillow, lorsque l’on compare les différents pays de l’OCDE, on se rend compte qu’une corrélation négative existe entre le temps de travail et la productivité.

En d’autres termes : plus on travaille, moins on est productifs !

Cela s’explique par la loi de Parkinson (la loi de la gestion du temps n° 2), qui dit qu’une tâche a tendance à s’étaler sur le temps disponible pour la réaliser.

Ainsi, en se fixant volontairement des limites à ne pas dépasser et en s’y restreignant, on va de facto réaliser le même travail sinon plus que ce qu’on ferait en restant plus longtemps au bureau.

Se fixer des limites permet de préserver son équilibre vie perso / vie pro, de se reposer, de pouvoir s’adonner à un sport ou à un loisir, de décompresser, et d’être rais et disponible le lendemain lorsque l’on retourne au bureau.

 

3) Prendre le temps de déléguer

Quel est le secret des personnes les plus productives ?

Nous avons tous 86 400 secondes dans une journée : nous avons tous le même compte, qui se recrédite jour après jour de +86 400 nouvelles unités.

Mais qu’est-ce qui fait que certains sont capables d’accomplir un max de choses alors que d’autres on l’impression de voir le temps filer et d’être à la bourre dans leur travail ?

Cela se tient en 3 syllabes : dé-lé-guer !

Les personnes les plus efficaces savent déléguer efficacement des tâches à leurs collègues et collaborateurs.

Nous devrions consacrer notre temps de travail à la création de valeur pour l’entreprise, les clients. Toute tâche qui n’est pas en rapport direct avec la création de valeur devrait être déléguée.

Il n’y a aucun intérêt, aucune plus-value à ce qu’elle soit réalisée par un humain ? Soit : déléguons-la à une IA, automatisons-la !

Le secret d’une tâche bien déléguée réside en 2 actions :

  • Prendre le temps de communiquer sur le résultat qui doit être obtenu et s’assurer qu’il n’y a aucune ambiguïté à ce sujet
  • Avoir conscience que l’on délègue un résultat : il faut laisser le champ libre au collaborateur sur la manière d’arriver au résultat

 

4) Créer un climat de confiance

Sans un climat de confiance, sans une bonne ambiance de travail, saine et productive, il n’est pas possible de lâcher du lest !

L’ambiance des espaces de travail est importante, car elle définit en grande partie note humeur et notre manière de travailler.

L’espace de travail est mal rangé, peu éclairé, et fait penser à une école avec ses bureaux alignés et ses murs blancs ? Il y a de grandes chances pour que le travail accompli reflète cet espace, et l’ambiance qui y règne.

Instaurer une bonne ambiance au travail, créer et développer un climat de confiance permet à tous de travailler bien plus sereinement, dans une ambiance plus agréable et moins stressé, et de manière plus efficace.

Si la confiance règne, il n’y a plus de raison de sentir de la frustration parce qu’on nous impose une méthode de travail qui ne nous correspond pas : seul le résultat obtenu compte.

Il n’y a plus non plus de raison de se stresser inutilement par peur d’être « grondé » par son manager parce qu’on n’a pas atteint une échéance ou un objectif.

La confiance est un système à double sens : le manager doit faire confiance à ses collaborateurs, tout autant que les collaborateurs doivent faire confiance au manager.

La confiance vient avec la communication, l’authenticité, la transparence, le respect et la reconnaissance du travail d’autrui.

 

5) Justifier son exigence

Enfin, pour faire retomber la pression au travail, il faut faire un véritable effort sur la communication.

Il ne suffit plus de dicter à quelqu’un ce qu’il doit faire, et pour quand. Il faut lui expliquer les tenants et aboutissants de ce que tu lui demandes.

Si tu es exigeant, si tu réclames une échéance très rapprochée ou un effort de la part du collaborateur, cette demande doit s’accompagner d’un argumentaire, d’une justification.

A force de considérer l’urgence comme la norme (on ne rigole pas, ça se passe bien comme cela dans certaines équipes qui passent leur temps en mode pompier), on détourne les collaborateurs de leurs vraies priorités, ces tâches sur lesquelles ils devraient passer la majorité de leur temps, puisque de celles-ci découlent la création de valeur pour les clients.

Si l’on n’est pas capable de justifier l’exigence que nous imposons à nos équipes, alors il faut accepter le fait que cette tâche n’est tout simplement pas urgente et que celle-ci sera traitée dans un second temps, après les tâches prioritaires.

Citation de Thibault Baheux : La performance des entreprises de demain passe nécessairement par la réduction du stress et de la pression dans les environnements de travail

 

Le stress, ce fléau des temps modernes, gangrène nos entreprises et plombe la performance.

Dans notre conception moderne du travail, on a tendance à considérer que la pression nous permet d’être plus efficace, plus productif, et de nous dépasser pour accomplir toujours tous.

Dans les faits, rien n’est moins vrai :

Travailler dans un environnement pressurisé ajoute de la tension, de l’angoisse, de la frustration pour certains, ce qui se ressent forcément (et pas dans le bon sens) sur la création de valeur.

Un environnement pressurisé et générateur de stress peut même jusqu’à pousser au burnout : quelle productivité pour l’entreprise !

Non, l’avenir est au « travailler autrement » : travailler plus efficacement, certes, mais surtout travailler mieux, et de manière plus humaine.

La performance des entreprises de demain passe nécessairement par la réduction du stress et de la pression dans les environnements de travail.

Alors fais comme moi : Dis oui dès maintenant au lâcher prise !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *