Comment avoir confiance en soi au travail

Comment avoir confiance en soi au travail

On me demande régulièrement par mail comment avoir plus confiance en soi au travail. La confiance en soi, c’est un muscle qui se travaille, et comme tout muscle, il existe des exercices pour la développer.

C’est un fait, nous avons tous tendance à nous mettre la pression au travail : « j’ai peur de mal faire », « et si je n’étais pas à la hauteur », « je n’y arriverai jamais », « que vont en penser les autres », etc…

Et je n’y fait pas exception.

Nous nous sous-estimons beaucoup, nous voyons comme moins compétents que nous sommes, on se dit que l’on n’a pas le droit à l’erreur, que l’on va se mettre tout le monde à dos.
En résumé, nous vivons tous, tôt ou tard, ce que l’on appelle le syndrome de l’imposteur, persuadés que nous avons pris la place de quelqu’un d’autre qui pourrait être plus compétent que nous, ou que nous manquons d’expertise et de compétences pour notre job actuel et que le monde entier va s’en rendre compte.

La conclusion directe à ce syndrome, c’est qu’on a du mal à s’affirmer, à affirmer ses positions, ses compétences, sa personnalité.

Il existe pourtant des leviers pour améliorer sa confiance en soi au travail.

 

15 clés pour avoir + confiance en soi au travail

1 ) Faire le point sur ses compétences

As-tu déjà essayé d’identifier tes dispositions naturelles, les domaines dans lesquels tu es naturellement compétent ?

Poses-toi la question : Dans quel domaine as-tu l’impression d’agir avec aisance et plaisir ? Je te pose cette question car suivre une voie qui n’est pas la sienne fragilise la confiance en soi.

Il faut savoir s’appuyer sur ses talents et ses facilités, et ce peu importe la fiche de poste.

 

2 ) Chasser les pensées négatives

Les pensées négatives et les croyances limitantes n’ont plus leur place.
Si tu te dis régulièrement que « c’est trop dur, je n’y arriverai jamais », penses-tu réellement que cela va t’aider à réussir, ou cette pensée va t-elle te conduire, avant même de commencer, à l’échec ?

Les pensées négatives ont cette capacité à nous tirer vers le bas, sans même que nous nous en rendions compte.

Contrôle le flux de tes pensées, ne te dévalue pas, ne te dit jamais que la marche est trop haute pour toi. Si c’est ce que tu veux, au plus profond de toi, alors tu trouveras le moyen de gravir l’escalier.

 

3 ) Ne plus craindre la chute

Ne dit-on pas que l’erreur est humaine ?

Même les plus experts d’entre nous en font.
Au dix-neuvième et vingtième siècle, on cherchait systématiquement un coupable à pointer du doigt, responsable de tous les maux de l’entreprise. Mais heureusement, nous avons changé de siècle, et ce comportement tend à disparaître dans les entreprises.

L’important n’est plus de savoir qui a fait la faute pour le couvrir d’opprobres, mais de savoir ce qui a été fait pour pouvoir le corriger au plus vite, puis s’assurer que cela ne se reproduira pas.

D’ailleurs, les entrepreneurs ne s’y trompent pas et considèrent qu’on en apprend autant, sinon plus, dans un échec que dans une réussite.

 

4 ) S’accorder des moments de détente

Les moments de repos sont des moments à ne pas négliger,qu’il s’agisse d’une pause café, d’une pause détente, de prendre son temps le midi devant un bon plat, ou encore de pratiquer son sport favori.

S’accorder un moment de détente, c’est relâcher la pression et le stress, c’est recharger ses batteries.

 

5 ) S’affranchir du regard des autres

Trop souvent, on agit en fonction de ce qu’on pense que les autres vont penser.

« Si je fais ça, comment vont-ils réagir ? Que vont-ils en penser ? »

« Je ne me sens pas assez compétent, on va me critiquer »

Dis-toi bien quelque chose : les questions que tu te poses, les autres se les posent aussi. Ils ne viendront pas te juger ou ne te lancerons pas de pierres parce que tu vas prendre une initiative, ou t’affirmer. Ils ne demandent qu’une chose : pouvoir le faire aussi.

Alors affranchis-toi du regard des autres, fais ce qui est bon pour toi, et affirme tes positions.

 

6 ) Se visualiser en position de victoire

La loi de l’attraction fait beaucoup parler d’elle sur Internet, alors je vais aller droit au but.

Se visualiser en train de triompher des défis, de faire correctement un job, cela renforce la confiance en soi.
Pourquoi ? En s’imaginant avoir triomphé, on ne regarde plus la montagne de défis à relever, mais seulement le résultat, et inconsciemment, on se dit que « oui, on va y arriver ».

La visualisation, c’est le premier pas à l’accomplissement de ses objectifs.

 

7 ) Se donner des défis

Lorsqu’on veut changer ses habitudes, ne dit-on pas qu’il faut se créer de petits défis, des « quick-wins », pour se mettre dans une dynamique de changement ?

Il en va de même pour la confiance en soi : se donner des défis, des challenges, des « quick-wins » à relever va renforcer l’estime de soi.

Une fois ces petits défis accomplis, on se sent prêt à s’attaquer au plus gros, on est gonflé à bloc !

 

8 ) Se récompenser

Tu as accompli un objectif professionnel que tu t’étais fixé ? Prends le temps de célébrer la victoire, et récompense toi, tu vas ainsi te conditionner positivement, et améliorer ton estime de soi.

 

9 ) Ne pas jouer un rôle

Je parle beaucoup d’authenticité sur ce blog, mais qu’est-ce que c’est exactement ?

L’authenticité, c’est ne pas jouer un rôle, ne pas vouloir être quelqu’un que l’on n’est pas, comme essayer de se conformer à l’image-type d’un manager.

Non seulement tu ne seras pas à l’aise, mais cela se verra et ta légitimité en prendra un coup.

Être authentique, c’est être soi-même, c’est savoir se présenter et s’affirmer avec ses qualités et ses défauts.

Ce n’est pas si évident de sauter le pas : on se sent nu, apte à se faire critiquer, mais au final, être soi, ça ne demande aucun effort, et ça renforce positivement la confiance en soi.

 

10 ) Affirmer ses opinions

Pas plus tard qu’aujourd’hui, je suis tombé sur un article (intéressant d’ailleurs) réponse à l’un de mes propres articles, sur la question d’accepter ou non les chiens au bureau, pour améliorer le bien-être des salariés.

L’auteur a effectivement raison sur un point : la présence d’un chien dans l’entreprise peut ne pas convenir à tout le monde.
Je pourrais vivre la lecture de cet article comme une critique personnelle, mais pourquoi ? Pourquoi m’infliger cela ?

Cette réponse, c’est une pierre apportée à l’édifice : bien sûr qu’autoriser les salariés à venir avec un chien au bureau implique des règles, un cadre, etc… Mais parce que cela ne marcherait pas dans certaines entreprises ou parce qu’il y a des contraintes, cela veut-il dire qu’il ne faut pas s’y essayer du tout ?

Le but premier de mon article était de faire réagir, de lancer un débat, sur un sujet qui ne met pas tout le monde d’accord et je dois dire que c’est réussi.
Est-ce que je maintiens ma position ? Oui, complètement. Je serais prêt à tenter l’expérience, et même à participer à la création du cadre nécessaire à cette expérience.

Pourquoi je te raconte tout ça ? Parce qu’affirmer ces opinions, c’est ça : c’est ne pas se demander qui a raison et qui a tord, c’est, malgré les critiques ou les avis contradictoires, savoir maintenir sa position tout en acceptant des arguments contraires.

 

11 ) Travailler son élocution

Si l’on a du mal à trouver ses mots, que l’on bafouille, que notre voix ne porte pas assez, est trop grave ou trop aiguë, on a tendance à stresser un max avant de parler.

Mais une élocution, cela se travail : ralentit ton flux de pensée, parle plus lentement et plus posément, n’hésite pas à marquer les silences pour souligner tes propos et te donner le temps de trouver les prochains mots, et dis-toi bien que tu n’entends pas ta voix de la même manière que les autres, et qu’encore une fois, il y a de fortes chances que tes interlocuteurs en face n’aiment pas leur voix non plus.

Concentre-toi sur les mots que tu vas choisir, sur la prononciation, et la fluidité de tes paroles.
Tu peux même t’entraîner chez toi à parler seul, si la prise de parole en public te terrifie.

 

12 ) Travailler sa posture

La posture influe sur la confiance en soi, tu l’as d’ailleurs sans doute remarqué.

Lorsque tu prends la parole, mets-toi dans une posture dans laquelle tu es à l’aise. Si tu ne sais pas quoi faire de tes bras, occupe-les, mais ne les croise surtout pas sur ton torse : tu te renfermerais dans ta bulle, ce qui ne ferait qu’augmenter ton malaise à prendre la parole en public.

Au contraire, essaye de prendre une posture d’ouverture, de donner quelque chose à tes interlocuteurs.

 

13 ) Prendre soin de son apparence

Cela va te paraître évident, mais prendre soin de son apparence participe pour beaucoup à l’amélioration de la confiance en soi.

Une barbe rasée de près, un maquillage pour mettre en valeur ses yeux, une coupe millimétrée, une apparence soignée, etc… Ce sont des détails à ne pas négliger.
On se voit ainsi sous son meilleur jour, ce qui renforce l’estime de soi.

 

14 ) S’habiller comme on est à l’aise

Mais prendre soin de son apparence ne veut pas dire porter un costume trois pièces et une cravate si on ne s’y sent pas à l’aise.
Les habits influent directement sur l’estime de soi : sois à l’aise et tu auras confiance en toi, ou sois malaisé et tu bafouilleras plus volontiers.

 

15 ) Suivre l’avancement

Au final, Rome ne s’est pas faite en un jour.

Il faut suivre tes avancements, dans un journal, sur un fichier Excel, une appli smartphone, peu importe. L’important, c’est de noter les avancements, les réussites, pour pouvoir s’y référer dans les moments de doute.

2 Réponses

  1. lucette smits dit :

    Nos pensées positives ou négatives, c’est vrai, déterminent notre façon de penser et d’agir dans notre quotidien. Pour y remédier, il faut justement, se mettre parfois « un coup de pied au c.. » on avance doucement, et on finit par « percevoir une certaine confiance » qui du coup nous donne de plus en plus confiance…

    • Thibault dit :

      Techniquement ce ne sont pas les pensées qui déterminent notre façon de penser et d’agir dans notre quotidien, c’est plutôt l’état d’esprit dans lequel on se trouve. Broyer du noir, utiliser des formulations négatives, râler à tout bout de champ, se plaindre, ne retenir que le négatif entretient un état d’esprit négatif, ce qui met un sacré coup de frein lorsque l’on souhaite agir au quotidien. Dans cet état d’esprit, on n’a pas encore commencé à agir que l’on est déjà en train de se chercher une excuse au cas où on n’y arrive pas.
      A contrario, un état d’esprit positif ouvre le champ des possibles, c’est ce qui fait en partie la différence entre ceux qui accomplissent de grandes choses et les autres.

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