préceptes de management et karaté

Les 15 préceptes du management, selon le Karaté

Si je te dis Karaté, je suis prêt à parier que tu penses direct aux entraînements à l’ancienne de karaté Kid, et aux coups de poings et de pieds délivrés avec toute la puissance disponible.

Mais bien qu’un art martial nous apprenne à nous défendre, les pratiquants sont unanimes pour dire qu’il y a plus que ça : le côté défense, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Un art martial est animé par un côté spirituel, et les pratiquants sont encouragés à s’engager sur cette voie pour développer les valeurs propres à chaque art martial.

Tour d’horizon des 15 préceptes du karaté, directement transposables en l’état dans ta manière de manager.

 

Les 15 préceptes du management, selon le Karaté

1 ) Tout part du respect

Le karaté commence et s’achève avec le rei. Le rei, c’est l’estime, la marque de respect que l’on a pour soi et pour les autres. Il s’agit de la manifestation physique d’un cœur sincère, révérencieux, animé par un profond respect.

En tant que manager, prends le temps chaque matin de saluer tes collaborateurs et de leur adresser un mot personnalisé, et surtout sincère.

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2 ) Ne jamais tirer son sabre sur un coup de tête

Il y a un enseignement fondamental du budo japonais qui dit « qu’il ne faut jamais tirer son sabre sur un coup de tête ».

Face à une situation de conflit, le pratiquant doit tout faire pour éviter d’en arriver aux mains : il doit faire preuve de patience, de négociation, de pondération. Mais parfois la confrontation est inévitable, et ce n’est qu’à ce moment que l’on est autorisé à dégainer.

Comment appliquer ce principe au management ? En évitant d’attaquer ses collaborateurs à la moindre petite boulette, en préférant la discussion, les explications, la négociation plutôt que la force brute.

Un manager c’est en quelque sorte un coach d’entreprise, qui est là non pas pour rabaisser ses collaborateurs ou les désigner coupables, mais pour les amener à détecter leurs erreurs, les corriger, et s’améliorer constamment.

 

 

3 ) Au service de l’équité

Selon ce précepte, l’équité est ce qui sert le bien, la vertu :

« quand je m’observe et que je constate que je suis dans le vrai, alors, mes ennemis, fussent-ils un millier ou dix mille, ne peuvent m’arrêter. Cela implique bien sur qu’il faut faire preuve d’intelligence, de discernement et de force véritable ».

Pour être motivé durablement, l’individu a besoin de se sentir respecté et traité à sa juste valeur, c’est-à-dire qu’il y ait un équilibre entre ce qu’il donne et reçoit en échange. L’équité, à ne pas confondre avec l’égalité, c’est appliquer les mêmes règles à tous avec justesse et cohérence.

 

4 ) Apprends déjà à te connaître …

… Puis connais les autres.

Les arts martiaux, de par leur côté spirituel, favorisent l’introspection et la connaissance de soi. C’est en connaissant ses forces et faiblesses que l’on peut détecter et apprécier celle des autres.

Être manager c’est un métier qui demande de régulièrement se remettre en question, qui implique de bien se connaître soi-même, de faire attention au soi, afin de faire attention aux autres. Apprendre à se connaître, c’est également accepter que l’on n’a pas la science infuse, que l’on peut se tromper, que d’autres peuvent mieux savoir que nous, etc…

 

5 ) Le mental prime sur la technique

Celui qui a un mental d’acier ira toujours plus loin que celui qui privilégie la technique au reste. Sais-tu pourquoi ?

Devant la difficulté, le premier ne renonce jamais : il persévère, encore et encore, persuadé qu’il y arrivera, là ou l’autre, même s’il est très bon technicien laissera vite tomber.

Je vois souvent des managers se demander lors d’une phase de recrutement s’il vaut mieux privilégier ce profil parce qu’il a une plus grande expérience, ou ce profil qui a l’air plus motivé.

La réponse est claire : Tout est question de mental, privilégie donc des collaborateurs motivés, voulant jouer collectif et prêts à en découdre à 200%, plutôt que de bons techniciens expérimentés mais solitaires et qui ne partage pas forcément la même vision que l’équipe.

 

6 ) L’esprit doit être libre

Shao Yung disait que si l’on attache l’esprit tel un chat en laisse, il perdra sa liberté de mouvement.

C’est particulièrement vrai pour les collaborateurs. Je vois encore des managers qui essayent de contrôler les moindres faits et gestes de leurs équipes, qui rédigent les mails à leur place, rechignent à déléguer parce « qu’ils iront plus vite à le faire eux-mêmes et que le travail sera de meilleure qualité », etc…

Lâche du lest avec tes équipes, délègue leur des tâches (et les responsabilités qui vont avec), laisse-les explorer à leur guise des solutions possibles, redonne-leur confiance, responsabilités, et autonomie. C’est à ce prix que la performance et l’innovation seront atteintes dans une équipe.

 

 

7 ) Bâcler est synonyme de calamité

En combat au karaté, une « préparation bâclée » équivaut à un désastre : il en est de même pour le management.

Un instant d’inattention, un instant de relâchement, un instant de négligence, et une parole peut fuser et anéantir des mois de travail, comme ça, en deux secondes à peine.

S’il y a bien une chose à toujours soigner, c’est la communication. [LIEN] Même si l’on a tous des tonnes de tâches à faire, il faut parfois prendre le temps de se poser pour rédiger son mail, peser le choix de chaque mot pour éviter malaises et incompréhensions.

Et pour éviter d’arriver jusqu’au désastre, il est important d’analyser constamment ses actes et d’adopter des mesures correctives dès que le besoin s’en fait sentir.

 

8 ) Un acte constant au quotidien

L’objectif du karaté est de polir et nourrir à la fois le corps et l’esprit : cela commence au dojo, mais se continue dans tous les actes de la vie quotidienne.

Une alimentation déséquilibrée, un manque de dépense physique, une fatigue chronique, du stress en continu, tout ça peut perturber et affaiblir le corps dans sa pratique du karaté, tout comme dans sa pratique du management.

Être manager, ce n’est pas seulement avoir des responsabilités de 08 heures à 18 heures : c’est aussi un art de vivre.

Si tu cherches à obtenir un équilibre dans ta vie, entre les activités personnelles, le sommeil, l’alimentation, etc, je peux t’assurer que ta manière de manager évoluera positivement. L’inverse est tout aussi vrai.

je t’invite si ce n’est pas déjà fait à te créer ta routine matinale, pour arriver au travail dans de bonnes dispositions

 

9 ) Le karaté est la quête d’une vie entière

La voie du karaté est sans fin. Il y a toujours la place pour apprendre, désapprendre, réapprendre, optimiser, améliorer…

L’objectif de tout art martial est d’être meilleur aujourd’hui qu’hier, et meilleure demain qu’aujourd’hui.

On considère d’ailleurs qu’à l’obtention de la ceinture noire 1er dan que l’on est enfin pratiquant et non plus débutant, mais qu’il reste tant de choses à apprendre : ce mouvement que l’on pensait parfaitement exécuter depuis des années, on se rend compte qu’en fait, il possède tout un tas de subtilités où l’on est passé à côté, sans les voir.

Il en est de même pour le management : il s’agit d’une quête d’une vie entière : comment améliorer son leadership, comment améliorer son efficacité, comment s’améliorer en communication, comment coacher au mieux ses collaborateurs pour les amener à se dépasser …

 

10 ) Agir comme si sa vie en dépendait

Au karaté, on considère qu’un coup de poing ou un coup de pied peuvent être synonymes de vie ou de mort : dans ce contexte-là, il n’y a pas vraiment la place à l’erreur.

Si les épreuves et difficultés que l’on rencontre au travail sont abordées avec cet état d’esprit, tu réaliseras que toi et tes équipes avez bien plus de ressources que ce que tu imaginais jusqu’alors. C’est souvent face aux challenges que l’on est le plus performant et innovant.

 

11 ) Il faut entretenir constamment la flamme

Un proverbe japonais dit que l’apprentissage par la pratique revient à pousser une charrette vers le sommet d’une colline. Cesse de pousser et tous tes efforts auront été vains.

Si l’on transpose ce précepte au management, on se alors compte que le management, c’est quelque chose qui s’effectue au quotidien. Si l’on veut partager et transmettre des valeurs à son équipe, il faut être prêt à entretenir constamment la flamme. La culture (d’équipe ou d’entreprise), ça se cultive.

 

 

12 ) Songe à ne pas perdre

En France, il y a une forte majorité qui est persuadée qu’il faut se concentrer sur la victoire. Pour eux, le monde se divise en deux catégories : les vainqueurs et les perdants. C’est cette attitude qui entraîne la désignation d’un coupable à la moindre erreur, et qui empêche toute prise d’initiative au travail.

Il ne faut pas oublier qu’avant de devenir champions, les karatékas ont enchaîné bon nombre de défaites durant les tournois.

L’obsession de la victoire alimente souvent un ego surdimensionné, et nous rend aveugles à la réalité, aveuglés par un optimisme excessif. A la fin, on est impatient, irritable, on se précipite, et on ne voit pas le mur se rapprocher de nous.

une approche plus pragmatique est de se concentrer sur le fait de ne pas perdre : l’objectif n’est pas d’être premier et meilleur que tout le monde, mais de faire le job. Il faut savoir rester humble, et avoir conscience des ses forces et faiblesses pour pouvoir avancer sereinement dans ses tâches et projets.

 

13 ) Toujours s’adapter en fonction de son adversaire

Au karaté, on adapte sans cesse sa posture à celle de l’adversaire, de pouvoir toujours frapper avec la meilleure efficacité possible.

Un bon manager, c’est quelqu’un qui sait s’adapter en fonction de son interlocuteur. Nous sommes tous des individus uniques, animés par nos propres motivations qui peuvent différer de celles des autres, avec nos propres valeurs et expériences : il serait suicidaire de décider d’appliquer une politique de management unique à l’ensemble de ses équipes.

Ce qui marche pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre !

 

14 ) Gérer les pleins et les vides

Les « pleins » correspondent aux forces, alors que les « vides » correspondent aux faiblesses. En te connaissant toi-même, en connaissant tes qualités et défauts, en connaissant tes limites, et celles des autres, tu peux alors maîtriser l’affrontement.

Ce n’est qu’en connaissant tes équipes que tu seras capable de tirer le meilleur d’elles-mêmes, et de désamorcer les conflits (inévitables) dans l’œuf.

 

15 ) Ne jamais laisser son esprit s’égarer

Laisser son esprit s’égarer, c’est s’écarter de la voie, et faire preuve d’inconstance, de vanité, d’ego surdimensionné.

On ne devient pas un bon manager en 1 jour, même si l’on a des prédispositions.

Tout comme au karaté, pour pouvoir prétendre être un manager, il faut avoir vécu différentes situations, avoir expérimenté, s’être trompé, etc…

On ne devient pas maître d’un art martial après 5 ou 10 ans de pratique : c’est l’histoire d’une vie, tout comme le fait d’être manager.

 

Il existe en tout 20 préceptes dans le karaté, que je t’invite à découvrir plus en détails ICI !

 

La pratique d’un art martial ouvre une voie nouvelle pour le pratiquant, qui se (re)découvre bien souvent. S’inspirer du Karaté dans son management au quotidien permet de s’engager dans la voie de l’amélioration continue, et de la remise en question de tous les instants, mais c’est aussi un bon moyen pour faire adhérer ses équipes à des valeurs fortes : respect, détermination, sincérité, effort et contrôle de soi.

Si tu es en recherche d’une activité sportive pour te dépenser après tes journées au bureau, je te conseille vivement d’aller faire un tour dans le dojo le plus près de chez toi, et de transpirer un peu sur le tatami ! 😉

 

 

 

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