zen au travail

6 étapes pour réinjecter du zen dans son entreprise

Travailler dans une ambiance zen, agréable, saine, créative et stimulante : un doux rêve pour certains, une utopie pour d’autres.
Dans notre culture, on considère que le travail ne peut pas être source de bonheur, ni de bien-être, et que travailler est nécessairement pénible et doit continuer à l’être.
Tu comprends, on travaille parce que l’on est obligé, pour gagner sa croûte. Le bonheur n’a pas sa place en entreprise.

Drôle de façon selon moi de considérer la vie.

Il faudrait donc travailler et être malheureux pendant les deux tiers de sa vie pour pouvoir profiter, s’amuser et être heureux le tiers restant durant les weekends et son temps libre ?
Et encore, quand je dis heureux les weekends, je ne prends même pas en compte le fait que bien souvent, on pense déjà à notre journée de travail le dimanche soir.
Comme si cela nous obsédait. (Est-ce le cas ?)

Nous passons le plus clair de notre temps au travail, alors autant faire en sorte que cela soit agréable et se fasse dans la bonne humeur.
Et si je tedisais qu’il est possible de réconcilier le travail avec le bien-être ?
Et si je te disais qu’il est possible de travailler autrement, tout en étant plus efficace et moins stressé ?
Voici 6 étapes qui vont te permettre de réinjecter du zen dans ton entreprise, sans séminaire de yogi, et sans se faire de trip new age.

 

Comment être zen au travail

1) Lâcher du lest

Pour travailler plus efficacement et plus sereinement, il est nécessaire de lâcher du lest à tous les niveaux de l’entreprise.

Par exemple en :

  • Faisant confiance à ses collaborateurs et en renonçant à la culture du « commander & contrôler »
  • Ne demandant pas de validation systématique à la Terre entière, en 8 exemplaires signés et tamponnés par au moins 3 personnes de la Direction
  • Responsabilisant ses employés et en leur redonnant l’autonomie qu’ils réclament
  • Rétablissant la communication interne, la vraie, l’authentique, la transparente, entre les équipes opérationnelles et la Direction
  • Ouvrant les bras à la prise d’initiative, et en acceptant le droit à l’erreur
  • Mettant en place une véritable politique de gestion du stress dans l’entreprise

 

2) Bannir les mails

Qui n’a jamais râlé parce qu’il reçoit trop de mails ?
Qui n’a jamais souhaité avoir moins de mails à traiter dans la journée et plus de temps à consacrer aux tâches qui ont de la valeur ?
Aujourd’hui, le mail est devenu le vecteur de communication principal entre les collaborateurs, au détriment du téléphone ou du face à face.

Tout est prétexte à l’envoi d’un mail :

  • On consigne ce que l’on a acté à l’oral par mail pour garder une trace
  • On informe continuellement (et souvent à outrance) nos collègues en les ajoutant en copie
  • On pose des questions (bien souvent mal formulées et non urgentes) à nos collègues, le tout en espérant une réponse immédiate

On passe le plus clair de notre temps à envoyer des mails, et à en recevoir.
Est-ce bien utile ?

Je ne crois pas.

À chaque fois que l’on reçoit un mail, on est tenté de l’ouvrir immédiatement. Quand bien même on ne le fait pas, recevoir un mail reste une interruption dans notre travail, comme si une personne venait nous tapoter l’épaule chaque fois qu’elle avait besoin de nous dire quelque chose.

Sais-tu qu’une fois interrompu, nous mettons en moyenne une vingtaine de minutes pour pouvoir nous replonger dans notre travail et être à nouveau pleinement concentré sur ce que l’on faisait ?

On comprend tout de suite l’intérêt et l’importance de réduire la volumétrie des échanges de mails.
Bannir les mails est une méthode certes radicale, mais elle permet de faire de la place aux autres méthodes de communication : le téléphone, les discussions en face à face, les messageries asynchrones telles que Slack, etc…
Le mail ne devrait être envoyé qu’en dernier recours et uniquement si les autres méthodes ne permettent pas de nous mettre d’accord sur un sujet particulier.

vider sa boîte mail, une action passionnante - dessin humoristique

Vider sa boîte mail, une occupation passionnante et ô combien enrichissante

 

3) Recadrer les réunions

Trop de réunions tue la réunion !

Comme le mail, il faut limiter un maximum les réunions, qui sont un véritable fléau pour l’entreprise et pour les collaborateurs.
Sais-tu qu’une réunion sur deux est inutile ? C’est en tout cas ce que nous dévoile un sondage OpinionWay.
Ce sondage nous apprend également que près d’un salarié sur cinq déplore qu’il n’y ait pas d’ordre du jour ou d’objectif clairement défini dans les réunions.

On déclenche encore trop souvent une réunion pour un oui pour un non, en invitant des gens à tour de bras sans se demander si ces personnes ont une réelle valeur ajoutée à y participer.
Il y a fort à parier que ces collaborateurs aient autre chose de plus intéressant et plus urgent à faire.
Une réunion ne devrait être planifiée qu’en dernier recours, s’il n’y a pas d’autres moyens de communiquer l’information aux personnes concernées.

 

4) Promouvoir le télétravail

Promouvoir le télétravail dans l’entreprise, c’est donner le signal que l’organisation a à cœur le bien-être et l’équilibre vie pro / vie perso de ses collaborateurs.

Promouvoir le télétravail de 1 à 2 jours par semaine apporte beaucoup d’avantages, à la fois à l’entreprise et au collaborateur, parmi lesquels :

  • Un gain de temps non négligeable (adieu les transports en commun ou les embouteillages en voiture).
  • Une économie de carburant, et donc l’augmentation du pouvoir d’achat.
  • Une flexibilité pour le collaborateur : travailler de chez soi nous donne l’immense avantage de pouvoir accompagner nos enfants à l’école, accueillir un livreur pour réceptionner un colis, pouvoir aménager notre temps de travail de manière plus efficace.
  • Un gain de productivité : en télétravail, on n’est pas dérangé pour un oui pour un non, et on peut réellement se concentrer sur la tâche en cours. Au final, on l’abat en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire
  • Un gain de place : en s’organisant correctement, l’entreprise peut ne plus affecter de places nominatives et ainsi réduire ses coûts concernant les locaux. Les collaborateurs s’installent non plus à une place attitrée mais réserve leur bureau lorsqu’ils sont présents dans les locaux de l’entreprise.

Non seulement le télétravail apporte une efficacité et une performance accrue pour l’entreprise, mais il apporte également une véritable bouffée d’air frais pour le collaborateur.

Télétravailler régulièrement permet de concilier au mieux vie pro et vie perso.

 

5) Faire du sport

Le sport est un formidable catalyseur pour les collaborateurs : non seulement il leur permet de relâcher la pression, de diminuer leur niveau de stress, de se sentir en meilleure forme, ce qui influe positivement sur leur productivité, mais en plus, pratiqué à plusieurs, le sport peut être un formidable outil pour développer l’esprit d’équipe et la collaboration.

« Encourager ses collaborateurs à faire du sport, c’est combattre positivement le stress et la pression qui peuvent régner dans le monde de l’entreprise ».

Qu’il s’agisse de proposer une réduction sur l’abonnement de la salle du coin, de préparer des défis sportifs entre collaborateurs, de payer un coach le soir pour faire du renforcement musculaire, ou de prendre deux heures de pause le midi pour s’adonner à son sport favori, il n’y a que l’embarras du choix.

Pour ma part, je suis un adepte du sport entre douze heures et quatorze heures : cela permet de libérer toute la pression accumulée le matin, et de revenir à quatorze heures au bureau frais comme un gardon, exactement comme si on attaquait une nouvelle journée.

 

6) Limiter les horaires

Enfin, pour faire régner la zen attitude dans l’entreprise, il est important de fixer à tout le monde, collaborateurs comme managers, des limites d’horaires.

Le droit à la déconnexion est là pour nous le rappeler en France, mais malgré cela, il y a encore beaucoup trop de monde qui reste tard le soir au bureau, pour finir un dossier.

Sais-tu que pour nos voisins anglo-saxons et scandinaves, travailler tard au bureau est synonyme d’inefficacité, voire d’incompétence ? Cela prête à réfléchir.
En France, c’est le contraire : rester tard sur son lieu de travail est vu comme un signe fort d’engagement professionnel. Et pourtant, lorsqu’on le fait, on est largement inefficace !

Même si, je dois l’avouer, certains employeurs mettent des initiatives en place à ce sujet.

En effet, une étude menée par l’université de Stanford a conclu que plus la charge de travail était importante, plus la productivité diminuait.
Il faut donc nécessairement repenser la répartition du travail dans l’entreprise afin de ne pas surcharger ses collaborateurs et les pousser droit vers le burnout.
Mais il est également nécessaire d’imposer des limites d’horaires à ses collaborateurs, pour les forcer à se déconnecter et à se ressourcer.
Certaines entreprises n’hésitent plus à fermer leurs locaux à clé passés vingt heures, alors qu’il était courant chez elles que des cadres restent jusqu’à vingt-trois heures dans les locaux.

 

 

L’entreprise de demain sera une entreprise bienveillante, qui replace l’humain et le bien-être de ses collaborateurs au centre de ses préoccupations.

La bienveillance et le bien-être au travail amène de la performance pour les organisations.

Il est donc nécessaire de repenser les méthodes de travail, de repenser le rapport que nous avons tous au travail, et de restructurer en profondeur l’entreprise en y réinjectant une bonne dose de zen.

2 Réponses

  1. lucette smits dit :

    Il ne faut surtout pas penser que c’est de l’utopie de demander de la « zénitude » au travail. Le monde du travail produit tellement de « stressés » avec arrêts de travail utiles ou supposés l’être, qu’effectivement il faut que les idées bienveillantes et en même temps productives deviennent une nécessité pour le bien des uns et des autres…

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