expressions à la con à bannir du bureau

Ces expressions qu’il faut bannir du bureau !

Certains collègues et managers sont passés maître dans l’art d’utiliser des expressions et des petits mots à la con au bureau.

Et à chaque fois,c ‘est la même rengaine. Tes poils se dressent sur tes avant-bras. Tu sens ton corps se raidir. Tu sens l’agacement monter. Tes muscles se tendent, prêts à distribuer des baffes. Mais tu n’oses rien faire, car tu es bienveillant, et tu réponds par un sourire ou par une absence de réponse.

Tu n’es pas le seul ! 😉

Voilà la liste des expressions que je ne supporte absolument plus au bureau !

 

14 expressions à bannir du bureau dès maintenant !

1 ) Bon courage

On l’entend tout le temps :

  • Bon courage pour la journée
  • Bon courage pour cette réunion
  • Bon courage pour réaliser cette tâche

D’après Wikipédia, le courage permet d’entreprendre des choses difficiles en surmontant la peur, et en affrontant le danger, la souffrance, la fatigue.

Pourquoi faudrait-il que travailler / réaliser quelque chose / assister à une réunion (rayer la mention inutile) soit synonyme de danger, de peur et de souffrances ?

Se souhaiter bon courage, c’est se dire « on souffre et on subit pendant 5 jours par semaine. On survit pour avoir le droit de nous reposer devant Netflix 2 jours par semaine ». Qui voudrait d’une vie comme ça ?

 

2 ) C’est urgent / prioritaire

Des imprévus qui tombent et qu’il faut traiter rapidement, ça existe. En général, il s’agit d’incidents de production, de problématiques impactant les clients finaux.

Le problème, c’est que selon certains, TOUT est URGENT ! TOUT est PRIORITAIRE !

Ils en usent tellement que ça en devient fatiguant, et qu’on perd justement le sens des priorités ! Et on en arrive à la conclusion que si tout est urgent, rien n’est urgent. Et le jour où une vraie priorité doit être traitée, on ne sait pas la différencier des autres demandes « urgentes ».

Au final, on perd tous du temps, la vraie urgence est traitée à la bourre, et les clients finaux en font les frais.

Plutôt que de mettre la pression aux autres avec une soit-disant « urgence », fixe une échéance et explique l’impact que cela aura si ce n’est pas traité dans les temps.

 

 

3 ) Comme un lundi

« Ça va ? »

« Comme un Lundi »

Sous-entendu, le Lundi est un jour éprouvant et déprimant. Le Lundi, on recommence ce cycle terrible du travail, où on arrête de vivre pendant 5 jours, où l’on déprime, où l’on souffre, et où l’on attend impatiemment le weekend.

Je suis le seul à trouver cette expression à la con insupportable ?

A ces personnes j’ai envie de leur répondre que s’ils dépriment ou s’emmerdent dans leur job, il est toujours temps d’aller voir ailleurs.

Les gens démotivés sont priés de laisser ceux qui sont motivés de travailler !

 

4 ) Je sais pas

As-tu remarqué que quand tu poses des questions, il y en a toujours un pour répondre « Je sais pas » avant même de commencer à réfléchir ?

C’est leur réponse miracle à toutes les questions ! Si je ne sais pas, j’en ferais moins, la responsabilité sera reporté sur quelqu’un d’autre. Et puis, apporter une réponse à une question, ça nécessite du temps de cerveau disponible.

Bref, par pitié, je t’en supplie ! Si tu ne sais pas, cherche, renseigne-toi, fais preuve d’un peu de bon sens.

 

5 ) J’ai pas le temps

Grand classique également : les spécialistes qui n’ont jamais le temps et sont toujours en retard. Tu as sûrement un ou deux exemples sous la main.

Tu sais, ces personnes qui prennent 10 minutes à t’expliquer qu’ils n’ont pas le temps de répondre à un mail, ce qui nécessiterai seulement 2 minutes ?

Je ne les supporte plus !

Si tu n’as vraiment pas le temps, arrête d’envoyer bouler ton interlocuteur. Donne-lui un créneau où tu auras le temps de discuter avec lui.

Si tu passes ton temps à expliquer aux autres que tu n’as jamais le temps, ne t’étonne pas s’ils se cachent dès que tu débarques dans leur bureau pour les solliciter.

 

6 ) Sauf erreur de ma part

Mention qui apparaît généralement au début d’un mail. C’est une manière de te relancer sans vraiment l’assumer.

« Sauf erreur de ma part, je n’ai pas reçu les documents »

Soit ton interlocuteur a vérifié et est certain de ne pas les avoir reçus, soit ton interlocuteur est juste bordélique et incapable de s’organiser.

Je te laisse choisir ce qui convient le mieux. 🙂

Mais je te conseille vivement de dire explicitement ce que tu souhaites à ton interlocuteur, sans te cacher derrière des expressions toutes faites, qui ne veulent pas dire grand chose.

Tu n’as pas reçu les documents ? Dis-le lui clairement, et demande-lui quand tu peux espérer les recevoir.

 

7 ) C’est la vie

Tu grognes car l’organisation inter-services de ton entreprise te fait perdre un temps monstrueux dans ton travail, et ton collègue te regarde, hausse les épaules, et te réponds : « C’est la vie ! »

Tu sais ce qui est le plus exaspérant dans cette expression ? C’est cette notion de passivité, ce côté « je suis blasé je baisse les bras ». Ce « c’est comme ça, on ne peut rien y faire, ce sera toujours comme ça ».

Et bien non, désolé. Il faut traquer ces désorganisations, ces processus qui empiètent sur la productivité des équipes. Les traquer et les améliorer, pour gagner en efficacité. C’est le principe même de l’amélioration continue.

 

 

8 ) C’est compliqué

A chaque fois que tu souhaites réaliser quelque chose, il y a toujours un rabat-joie pour t’expliquer que « c’est compliqué ». Alors oui, les processus d’entreprises, les systèmes d’information, les flux d’informations et d’échanges entre services, logiciels, entreprises, partenaires, etc sont complexes.

Mais faudrait-il ne rien faire parce que c’est complexe ? NON !

Si une opération est complexe, on la découpe en tâches plus simples, on étudie, on anticipe, on planifie et on réalise. C’est le principe même de la gestion de projet !

Si l’humanité s’était arrêté à chaque fois qu’elle a fait face à une épreuve « compliquée », on en serait encore à l’âge du feu !

 

9 ) ASAP / Dès que possible

Asap est l’acronyme de « As soon as possible » : dès que possible en français.

Et c’est utilisé à tord et à travers par de nombreux collaborateurs. A tort !

Lorsqu’on fixe une échéance à une tâche ou un projet, l’échéance doit être claire, et positionnée dans le temps :

  • Dans 3 jours
  • Décembre 2018
  • Le mardi 20 Novembre 2018, à 11h30

Alors explique moi comment tu fixes une échéance à la date « dès que possible » ? Comment t’organiser avec ce genre d’échéances bidons ?

Si je te réponds que pour moi le « dès que possible », c’est dans 6 mois, tu l’acceptes ou tu me dis que c’est trop tard ?

Si c’est vraiment prioritaire, dis-le, et donne une échéance concrète !

 

10 ) T’as pris ta journée ?

Tu as finis ta journée, 8 heures bien tassée, tu quittes le bureau à 17 heures, et le rigolo du service te sors un « t’as pris ta journée ? ».

Dans ces conditions, je perds carrément mon sang-froid !

Déjà parce que ce n’est pas parce qu’on reste plus d’heures au bureau qu’on est plus productif. J’aurais même tendance à dire l’inverse. S’il te faut 10 heures pour faire le travail que j’effectue en 8 heures, c’est que :

  • Tu es désorganisé
  • Tu passe ton temps à sauter de distractions en distractions
  • Tu fais une pause déjeuner de 2 heures

Arrêtons de juger les collaborateurs sur le temps passé au bureau, mais plutôt sur les résultats !

Parce que soyons honnêtes, je pourrais très bien rester 10 heures derrière mon bureau à glander toute la journée.

 

11 ) Je dis ça, je dis rien

« Je dis ça, je dis rien, mais je pense que tu devrais faire comme ça ».

Chaque fois que j’entends ça en réunion, je me crispe sur ma chaise !

Soit tu dis quelque chose et tu le dis clairement, sans détours. Soit tu te tais. Mais utiliser une expression genre « à ta place j’aurais pas fait comme ça, mais j’suis pas à ta place alors je dis rien, même si je le dis quand même pour faire le malin auprès des autres », ça fait perdre du temps à tout le monde, et ça dessert tes propos !

 

12 ) On a toujours fait comme ça

Je crois bien que cette expression est la pire de toutes !

Je ne sais pas toi, mais je ne supporte plus les nostalgiques au travail qui pensent que « c’était mieux avant ». Quand tu les écoutes, c’était toujours mieux avant !

Alors oui, bien sûr, certains changements sont mal conduits par les entreprises, bien sûr qu’il y a des choses à améliorer. Mais plutôt que de râler dans son coin et d’être nostalgique des inventaires papiers raturés, des téléphones portable avec antenne extérieure d’un kilo, et des modems 56k, il serait plus intéressant de proposer des évolutions pour améliorer son quotidien au travail.

Non ?

Être réfractaire au changement, ce n’est tout simplement plus compatible avec le monde d’aujourd’hui.

 

13 ) Vendredi, tout est permis

Il existe une croyance selon laquelle le Vendredi, à l’approche du weekend, on a un regain d’énergie, on se sent revivre et pousser des ailes. Et on tente des jeux de mots douteux, on ose porter la chemise Mickey que nos enfants nous ont offert, assortie de chaussettes bariolées multicolores. On dégaine la chocolatine (et oui, #teamchocolatine) au petit déjeuner, on se permet de prendre une pause de plus de 2 heures et de se faire un resto. Car le Vendredi, tout est permis. Tout !

Mais en vrai, non. Si tu as envie de te faire plaisir, pourquoi le Vendredi serait différent du reste de la semaine ? Si tu en es rendu au stade d’attendre et d’espérer le Vendredi parce que c’est un presque-weekend, je pense qu’il est sincèrement temps de te mettre en quête d’un nouvel emploi !

 

14 ) C’est dans le pipe

C’est miraculeux, tout ce que l’on arrive à loger dans les tuyaux (pipe en anglais) ! C’est une expression-justification qui permet :

  • 1 ) De préciser à ton interlocuteur que tu es débordé, ce qui signifie forcément que tu fournis un travail de haute qualité
  • 2 ) Qu’heureusement, tu sais t’organiser et que tu n’as pas oublié tout ce que tu dois faire. La preuve, c’est dans le pipe
  • 3 ) Que tu maîtrises à merveille la langue de Shakespeare

Ce qu’on oublie de dire, c’est que la taille du tuyau est à dimension trèèèèèèèèèèès variable, selon les personnes ! Alors oui, on peut prendre en compte des tâches, des missions, des projets, mais si on ne fixe pas d’échéance en face, on perd toute crédibilité.

 

Voilà, tu sais maintenant comment m’agacer en quelques secondes au bureau.

Je vais être franc, je ne suis pas infaillible, j’en utilise certaines encore. Mais je me soigne ! 😉

Et toi, quelle est la treizième expression qui te donne envie de distribuer des claques au bureau ? Lâche toi dans les commentaires !

 

6 Réponses

  1. SMITS dit :

    J’ai écrit un article sur ce thème sur mon blog, http://www.laurencesmits.com.
    Je suis blasée par toutes ces expressions et les autres; « du coup », je n’en peux plus de ce langage vide de sens!

  2. lucette smits dit :

    J’en une: Il pleut averse dehors, ceux qui arrivent disent » t’as vu le temps » Non je n’ai rien vu, j’ai dormi au bureau…
    Ça rappelle Bigard au restaurant, le serveur lui dit, « c’est pour manger » Non je viens me faire couper les cheveux…

    • Thibault dit :

      C’est une manière de créer la discussion, de se sociabiliser, de créer du lien avec ses collègues. Comme c’est souvent fait au début d’une réunion. On évoque un sujet anodin, on sort une petite blague de derrière les fagots, on brise la glace et ça décrispe un peu les gens. Mais je dois avouer qu’il y a mieux que « t’as vu le temps » pour cela

  3. Pauline dit :

    J’ai bien ri en lisant cet article car c’est tellement vrai! Article à partager sans modération à tous ses collègues (en espérant qu’ils comprennent le message subliminal) 😀

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