ennui au travail

Comment gérer efficacement l’ennui au travail sans se démotiver ?

L’ennui au travail est un fléau qui touche bon nombre de salariés. A l’heure où l’on nous parle de chômage qui augmente, où l’on doit s’estimer heureux d’avoir pu trouver un job, même s’il n’est pas plaisant, oser se plaindre de s’emmerder au travail peut paraître comme une aberration.

Et pourtant, l’ennui au travail est la triste réalité de milliers de personnes…

Mais saviez-vous que ce phénomène a un nom ? Il s’agit du syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui, ou plus communément appelé bore out.

 

Origine du bore out

Le terme bore out vient de l’anglais to bore, qui signifie littéralement s’ennuyer. Ce terme a été lancé par 2 consultants suisses, Peter Werder et Philippe Rothlin, dans leur ouvrage Diagnose Boreout”, publié en 2007.

L’ennui au travail peut se manifester dans différentes situations, telles que :

  • Vous manquez de travail pour occuper pleinement vos journées
  • Vous avez l’impression de n’avoir que 2 heures de travail effectif par jour (ça marche aussi avec 4)
  • Vous êtes surqualifié pour le poste que vous occupez et vous vous ennuyez terriblement
  • Vous avez l’impression qu’on vous donne des tâches à faire au compte-gouttes
  • Vous demandez plus de travail à vos supérieurs mais ils sont incapables de vous en donner ou ne vous écoute pas
  • Vous ruminez dans votre coin et ne savez plus quoi faire pour vous occuper
  • Vous vous ennuyez à mourir

Si vous vous retrouvez dans une de ces situations, vous pourriez être en bore out, sans même le savoir.

 

Qu’est-ce que le bore out ?

C’est un syndrome d’épuisement professionnel (certains diraient une maladie professionnelle, mais nous y reviendrons plus tard) engendré par une bonne dose d’ennui au travail, et un manque flagrant de tâches à réaliser.

En d’autres termes, c’est tout le contraire du burn out. Là où le burn out est un épuisement professionnel lié à une surcharge conséquente de travail, le bore out est tout l’inverse : l’épuisement professionnel vient du fait qu’on n’a strictement rien à faire.

Être en bore out, c’est être à bout, par manque de travail, de motivation ou de défis professionnels”, écrit le docteur François Baumann dans son livre “Le bore out, quand l’ennui au travail rend malade”.

Selon les auteurs de “Diagnose Boreout”, l’ennui au travail affecterait couramment les salariés, et plus particulièrement ceux travaillant dans le secteur tertiaire.

Pour une grande majorité de personnes, le travail est aujourd’hui synonyme d’épanouissement, de réussite, de performance, d’évolution de carrière, et l’ennui au travail va totalement à l’encontre de ces ambitions professionnelles. Ne pas avoir assez de travail et se tourner les pouces au bureau est ressenti comme une absence d’estime, une absence de reconnaissance et un échec personnel. Les salariés se mettent alors à douter de la valeur et du sens de son travail, et également d’eux-mêmes.

Pire, la pression sociétale, avec les mauvais chiffres du chômage et les gens qui vous rabâchent sans cesse qu’il faut arrêter de se plaindre et s’estimer heureux d’avoir trouvé du travail, finira de les achever.

 

Le bore out reconnu comme une maladie professionnelle ou pas ?

A ce jour, le bore out n’est pas reconnu comme une maladie professionnelle, contrairement au burn out.
Même si nous venons de voir ensemble ce qu’est le bore out, il n’existe aucun critère descriptif sur le sujet, d’un point de vue médical. De plus, dans le droit français, le bore out n’apparaît pas sur la liste des maladies professionnelles.

Même si l’ennui au travail existe depuis bien longtemps, tant que des critères précis sur le plan médical ne seront pas définis, il reste impossible de mesurer de manière précise ce phénomène.

J’ai tout de même tenté de vous trouver des statistiques sur le nombre de personnes s’ennuyant au travail, et je suis bien tombé sur le chiffre de 30 %, annoncé par Christian Bourion dans son livre “Le bore out syndrom : Quand l’ennui au travail rend fou”.

Ce chiffre de 30 % reste très controversé, car s’appuyant uniquement sur une étude belge de 2009 qui devait identifier les personnes qui n’auraient pas assez de travail pour remplir leur journée. Plusieurs critiques ont été émises sur les imprécisions et l’absence de rigueur scientifique de ce livre.

Pour ma part, je prends ce chiffre avec des pincettes, mais imaginez un peu qu’il soit vérifié statistiquement :

Cela voudrait dire qu’1 personne sur 3 s’emmerde au bureau et en souffre. C’est énorme !

Il serait d’ailleurs intéressant de mener une étude afin d’estimer le nombre de personnes qui souffrent réellement de l’ennui au travail et de le comparer à ces 30%.

Peut-être correspondent-ils bien à la réalité du terrain après tout ?

 

Le bore out, phénomène générationnel ?

Les jeunes font de plus en plus de longues études, et s’attendent à décrocher un job stimulant et épanouissant. La réalité du marché du travail est bien dure avec eux, et ils se retrouvent souvent surqualifiés pour le poste qu’ils occupent.

Résultat ? Ils s’emmerdent dans leur travail, n’y trouvent que peu d’intérêt, sont démotivés, mais du fait du marché du travail, des chiffres du chômage, du peu d’expérience qu’ils ont accumulé et du fait que les recruteurs demandent souvent des gens expérimentés pour pourvoir les postes, ils restent dans ce travail par défaut, à souffrir, à s’ennuyer.

Je prédis que le bore out est un phénomène qui va prendre de l’ampleur, notamment chez les moins de 30 ans, dans les années à venir.

Quelle désillusion !

Quels sont les symptômes du bore out ?

L’ennui au travail se matérialise dans la démotivation, l’anxiété et la tristesse du salarié. Plus le temps passe, plus le bore out s’installe, plus l’insatisfaction et la frustration permanente entraîne le salarié dans un cercle vicieux. Il perd la volonté d’agir, tant au niveau professionnel que personnel, et se dévalorise, petit à petit.

Cette insatisfaction et cette frustration entraîne un désintéressement de son travail, et de l’entreprise. En effet, comment peut-on tenir en estime un travail où l’on n’a rien à faire ? Comment trouver du sens à ce que l’on fait dans l’absence totale de tâches ?

Je vois venir les petits malins du fond de la classe qui nous diront que c’est plutôt cool de n’avoir rien à faire au bureau. Ça peut être marrant quelques jours effectivement, mais on en reparle quand ça fera quelques mois, hmmm ? 😉

L’ennui au travail peut également générer des états tels que la peur de perdre son travail, la peur de perdre ses compétences, la fatigue, le stress, les difficultés relationnelles avec ses collègues, et dans les cas les plus graves, la dépression.

Il faut ajouter à ça que le salarié est dans l’angoisse permanente d’être découvert, car il éprouve de la honte de ne rien avoir à faire, d’être inutile (à ses yeux) dans son entreprise et dans la société. Il vit avec la peur constante que son boss, ses collègues, ses amis ne découvre son inactivité et son inefficacité.

Facile, il suffit de demander à son boss de donner plus de travail, me direz-vous ? Ok, sauf que quand vous vous dévalorisez et que vous estimez que vous êtes inutiles, quand vous en arrivez là, vous vous dites que si vous en parlez à quelqu’un il se rendra alors compte de votre inutilité et voudra vous virer. C’est un cercle vicieux…

En résumé, le salarié est dans un état de souffrance, s’estime inutile dans son travail, inutile dans la société… Il peut même aller jusqu’à la dépression.

Quelles sont les conséquences pour l’entreprise ?

Les conséquences sont lourdes pour le salarié, et nous venons de voir qu’elles peuvent mener vers de graves troubles psychiques, tels que la dépression.

Et l’ennui au travail, pour les entreprises, ça donne quoi comme conséquences ?

  • Des charges financières élevées
  • Un risque élevé de congés maladie
  • Une faible loyauté vers l’entreprise
  • Une démotivation et un désintéressement du travail qui peut devenir contagieux (ça se propage vite, ces choses là)
  • Des dissensions au sein des équipes, ce qui nuit à la productivité
  • Une mauvaise pub pour l’entreprise

Pas top, n’est-ce pas ?

 

Comment faire pour éviter le bore out ?

Le bore out n’est pas une fatalité en soi, il faut savoir reconnaître les symptômes suffisamment tôt, et appliquer quelques conseils pour pouvoir en sortir avant de tomber dans la dépression.

Si vous êtes salarié

  • Demandez à ce que l’on vous affecte plus de travail à votre employeur. exposez-lui la situation, n’ayez pas honte. Vous en voulez, vous voulez travailler, vous voulez prouver votre valeur et montrer que vous êtes utiles dans votre entreprise ? Faites-le lui comprendre.
  • Demandez à changer de poste à votre employeur.  De toute façon, vous n’avez rien à faire dans votre poste actuel, il n’y perdra pas au change.
  • Sondez vos collègues, surtout les plus débordés, et voyez s’ils n’auraient pas quelques tâches à vous déléguer. Non seulement vous allez vous occuper, mais pourquoi pas développer de nouvelles compétences, et en plus vos collègues vous seront reconnaissants
  • Développez votre réseau professionnel. Mettez à jour votre profil Viadeo ou LinkedIn, faites de la veille, connectez-vous à de nouvelles personnes. Cela pourrait vous ouvrir des opportunités.
  • Lancez-vous dans un projet perso. Développer le jeu mastermind dans un langage de programmation par exemple; Mêlez l’utile à l’agréable, faites en sorte que vous obtiendrez de nouvelles compétences professionnelles à l’issue de ce projet.
  • Plus ludique, mais moins pro, faites vos courses sur le drive du coin, ou préparez vos prochaines vacances ou votre weekend. 😉
  • Mettez à jour votre CV, c’est toujours bon d’en avoir un sous la main, surtout quand des opportunités tombent comme ça, sans prévenir.
  • Prenez rendez-vous avec le médecin du travail si vous ne voyez aucune autre alternative. N’attendez pas! Il n’est pas là pour vous juger, et saura vous aider dans cette situation délicate.

Si vous êtes manager ou employeur

  • Prenez le temps de faire le point régulièrement avec chacun de vos collaborateurs, sur le travail effectué, le travail à faire, leurs attentes et leur état d’esprit
  • Soyez à l’écoute de vos salariés, et repérez ceux qui ont une plus sale tête que d’habitude (si si, c’est un bon indicateur). Ne les laissez pas ruminer dans leur coin, trouvez-leur une tâche à effectuer, même en dehors de leurs compétences. Ils souhaitent s’impliquer davantage et sont en souffrance de ne rien pouvoir faire, alors impliquez-les d’avantage.
  • Ne laissez pas un de vos collaborateurs sans rien à faire, d’autant plus si d’autres à côté de lui sont débordés. Si ce n’est pas dans son champ de compétences mais qu’il n’a rien d’autre à faire, laissez-lui une chance de montrer sa valeur et d’acquérir ces compétences.
  • Déléguez, déléguez, déléguez. Valorisez vos collaborateurs et attribuez-leur des tâches intéressantes que vous souhaiteriez vous-même réaliser.
  • Invitez-les collaborateurs qui ‘ennuient au travail à se rapprocher d’autres collègues plus chargés qu’eux. Objectif : les décharger, et redonner des tâches à réaliser à votre collaborateur en souffrance.
  • S’il y a une baisse passagère d’activité, ne laissez pas vos collaborateurs ruminer, expliquez le leur de manière transparente; ils pourraient avoir des idées pour relancer l’activité auxquelles vous n’auriez jamais pensé.
  • Si toutefois, il y a une baisse d’activité durable, ne houspillez pas après vos collaborateurs s’ils ont décidé de se former par eux-mêmes à de nouvelles technologies, de nouvelles langues, ou s’ils ont décidé de lancer un projet perso au bureau. Expliquez leur simplement que les tâches professionnelles qui tomberont quand l’activité se relancera seront à traiter en priorité par rapport à ce projet, mais qu’ils ont carte blanche une fois ces tâches terminées. Vous pourriez être surpris du résultat.
  • Enfin, donnez responsabilités et autonomie à vos équipes, et favorisez la prise d’initiative.

Conclusion

Non, une bonne fois pour toutes, un salarié atteint de bore out n’est pas un fainéant !

Un paresseux, lui, ne fout rien au bureau, même s’il a des tonnes de tâches à réaliser. Un salarié atteint de bore out, quant à lui, voudrait bien travailler, pouvoir faire quelque chose et se sentir utile, mais il n’a strictement rien à faire et on ne lui laisse pas la possibilité de le faire.

La direction et les managers ont leur rôle à jouer dans la détection du bore out, et dans les solutions à proposer. Si vous sentez l’ennui au travail pointer le bout de son nez, sachez réagir à temps, et appliquez les conseils ci-dessus. 

 

Et vous, avez-vous déjà vécu un épisode de bore out ? Connaissez-vous quelqu’un qui subit l’ennui au travail au quotidien ? Votre entreprise est-elle vigilante au bore out ?
Partagez vos expériences dans les commentaires.

 

Sources :
http://www.huffingtonpost.fr/judith-tripard/bore out-vie-pro_b_7467404.html
https://www.challenges.fr/challenges-soir/bore out-l-ennui-au-travail-un-nouveau-fleau-apres-le-burn-out_26576
http://www.psycho-bien-etre.be/psycho/depression-psycho/bore out-syndrome-depuisement-professionnel-par-ennui

 

6 Réponses

  1. Mélodie Dzeuang dit :

    Merci pour l’article 😉
    Dans la petite entreprise où je travaille, parfois on est dans le rush parfois c’est assez calme.
    Et là justement, je coince sur un projet, j’ai l’impression de ne pas avancer, donc il ne se passe pas grand chose.

    • Thibault dit :

      Merci Mélodie! 🙂
      As-tu essayé de discuter du point de blocage avec tes collègues, ou de l’escalader à ta direction ?
      Parfois, on peut avoir du mal à trouver les solutions à nos problèmes alors que c’est évident pour d’autres, et vice versa

  2. Xavier dit :

    Hello, j’ai l’impression d’avoir tous les symptômes d’un bored-out, et pourtant je suis débordé…. mais mon travail m’intéresse si peu, que de mois en mois j’ai de plus en plus de mal à me motiver, à réussir chaque jour à mobiliser ma concentration sur des tâches qui m’ennuient. A force, je suis tombé à un point où chaque journée de travail est une torture. J’aimerai sincèrement réussir à me motiver, bosser un peu pour me désennuyer, mais je n’y arrive plus, et je n’y arriverais même pas si on me collait un pistolet sur la tempe. Même une échéance très proche pour une tâche très importante ne parvient pas à me tirer de ma léthargie (à l’heure où j’écris ce commentaire, je dois finir un rapport de projet à rendre avant ce soir à nos partenaires, et pourtant je n’y arrive pas, j’ai passé mon après-midi à flâner sur internet, et sans y prendre le moindre plaisir). Je suis pressé entre d’un côté mon ennui (ma culpabilité envers moi-même de glander une grande partie de la journée, tous les jours depuis des mois, et de ne rien faire de mon temps) et de l’autre côté ma culpabilité envers mes employeurs, de n’être pas à la hauteur de leur confiance. Et ma honte ne m’abandonne pas quand je quitte l’entreprise le soir: chez moi je passe mon temps à ruminer mon mal-aise, ce qui fait que je ne fais même plus rien de mon temps libre. Donc de ma vie en général.
    La réponse est simple en apparence, il faut que je me trouve un nouveau job. Cela fait des mois que je vois une conseillère d’orientation, mais rien de concluant n’en sort, parce que j’ai l’impression par avance que n’importe quelle voie professionnelle m’ennuiera tout autant.
    Je dis ça juste partager mon expérience…. J’espère que peu de gens se reconnaîtront là-dedans. En tout cas je pense que c’est important de savoir que le bore-out peut venir de différentes causes, pas forcément d’une baisse d’activité et d’une situation où notre hiérarchie ne nous donne rien à faire.

    • Thibault dit :

      Bonjour Xavier,

      Je te remercie pour ton partage d’expérience. Je sais d’expérience que c’est toujours compliqué de se livrer, encore plus lorsqu’il s’agit de sa vie professionnelle.
      Tu as tout à fait raison : la raison est simple en apparence, changer de job, mais la mise en pratique est souvent bien plus compliquée.
      La culpabilité nous ronge, l’anxiété nous gagne, et avant même de savoir si tel ou tel métier pourrait nous intéresser, on s’imagine par avance comment ça va être, et on transpose notre situation actuelle dans cette possible situation future.

      Je pense que c’est important pour toi de commencer à reprendre confiance en toi, de lâcher prise par rapport à ton travail actuel : culpabiliser de ne pas être motivé, de ne pas être impliqué dans ton travail ne te fera pas avancer. Essaye de dépenser cette énergie, plutôt que de ruminer, à la recherche de solutions. Tu peux essayer de te lancer des challenges dans ton job actuel ainsi que dans ta vie privée. Ce n’est pas une solution miracle mais cela te permettra de regagner confiance en toi, et de faire autre chose, quelque chose qui te plaît vraiment, à côté de ton travail.
      Avoir une activité, un hobby, ça te permettra de réellement souffler, ça agira comme une soupape de décompression.
      Faire du sport, marcher, s’aérer fonctionne très bien également.

      La deuxième étape, et la plus longue, c’est effectivement de changer de travail. Pourquoi est-ce long ? Parce qu’il s’agit d’un travail d’introspection, d’identifier des choses qui peuvent t’intéresser et de te lancer par la suite dans cette activité.
      Je n’ai pas la prétention de remplacer un conseiller d’orientation, mais si tu le souhaites nous pouvons échanger sur le sujet afin d’essayer d’identifier ce qui te conviendrait

      Au plaisir d’échanger avec toi
      Thibault

  3. Olivier Muller dit :

    Bonjour,

    effectivement, si votre travail vous ennuie, changer de travail est peut être une solution, voire La solution.
    Si cela vous coûte trop, ou vous semble difficile, cultivez peut être plus votre vie personnelle (hobbies), familiale (enfants) ou affective.
    Car dans ce cas, votre travail pourra certes vous paraître « alimentaire », mais pourra vous donner plus de sens dans le rejaillissement de votre paye sur le plan personnel, de façon à permettre de développer encore plus vos liens d’affection privés.

    Autre chose encore, si je peux me permettre.

    Les personnes que j’apprécie le plus dans mon travail, sont en fait les personnes les plus authentiques, qui ne sont pas dans un mode « stratégie ».

    Ce sont celles qui ont par excellence un travail rébarbatif : le mauritanien qui vide les poubelles, l’antillais qui tient l’accueil d’entrée.
    Alors pour le coup, on pourrait croire qu’elles ont un travail bien plus rébarbatif que le mien.

    En fait, pas du tout. Au contraire même …

    En fait , ces gens ont peut être sans le savoir, le métier le plus intéressant : c’est celui du contact humain. S’ils se mettent à sourire, chacun le lui rendra : ils termineront leur journée gonflés d’unités de reconnaissance.
    Quant à moi, assis toute la journée assis derrière mon écran, si je me mets à lui sourire, et j’ai bien essayé, je ne suis même pas sûr qu’il me le rende ! …

    Vous comprendrez bien que l’intérêt du travail est bien relatif. Ca dépend du coeur que vous y mettez dans votre relationnel, et sans pour autant qu’il soit directement lié à votre propre travail.
    C’est plus le contact humain que vous allez développer, indépendemment de votre travail qui va faire en sorte que vous allez vous plaire, ou non, sur votre lieu de travail.

    Bien cordialement,
    Olivier Muller

    « Les choses ne changent pas ; change ta façon de les voir, cela suffit ». Lao Tseu

    • Thibault dit :

      Bonjour Olivier,

      Effectivement, l’épanouissement au travail est quelque chose de subjectif, de profondément personnel.
      Pour certains, il faudra avoir un travail captivant, qui se renouvelle sans cesse.
      Pour d’autres, il faudra avant tout rechercher le contact humain.
      Pour d’autres encore, ce sera autre chose…

      Une chose est certaine, peu importe ce qui rend notre métier intéressant; si nous nous ennuyons au travail, c’est qu’il y a quelque chose qui ne nous convient pas.

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